. Abdeslam Ch’Ouiakh Par Nadia Nejda ( Le journal du Courrier picard - Oise - Nord de la France   Je suis un artiste qui vient d'un ailleurs - suite Chacune de ses oeuvres est touchée par l'Orient. " C'est un travail de métissage. " Abdes est métis de part son travail d'artiste. Avec un Baccalauréat en poche, il quitte le "chamel" (nord du Maroc ) pour l'université d'Amiens. Il a 18 ans. Il poursuit son apprentissage, développe son amour pour les arts plastiques. La capitale l'appelle. Abdel s'inscrit à la Sorbonne. Il devient enseignant. Un parcours qu'il doit à deux professeurs laissés au Maroc. Là-bas, il y laisse aussi tout ses amis du Festival d'Asilah, trois semaines dédiées à la peinture dans cette station balnéaire.Pas de place pour la nostalgie Abdes peint. Sur quoi travaille-t-il? " Là c'est la femme, clame-t-il en ouvrant ses grands bras. Elle représente la liberté." Et c'est tout son contraire qu'il dénonce dans ses oeuvres. Des visages de femmes sont réduits à leur maximum dans des carrés . " Ce sont des fenêtres ", relève Abdes. Très vite, il délivre son message. " La femme orientale est derrière sa fenêtre, seul lien avec le monde. Et derrière elle, je mets toujours du noir, évoquer l'obscurité, évoquer un espace fermé." La femme n'est pas vraiment libre."C'est très philosophique ", dit l'artiste presque en s'excusant. Ses gestes se veulent instinctifs, réfléchis tout en restant intuitifs. " Je signe toutes mes œuvres. " pas de nom glissé en bas d'une toile. Mais un signe, presque inspiré de l'alphabet coranique. " Il n'y a pas d'hésitation. C'est sorti de mon intérieur..." NADIA NEJDA