( A celui qui a disparu et a laissé sonpetit se tordre avec les questions)- 1-Il se réfugiait à son silenceQuand le lieu fondait/Et buvait le vin d’automneLes distances de ses premiers chagrinsPourvu qu’il oublie(Que le temps avait un autre intérêtque le monde avait une autre face)Différent de celle dont s’isolait l’âmeQuand elle rêve-2-Il a laissé sa chambreComme si elle avait aiméLa langue du cendre- Des clés là et là bas- Quelques pièces détachées - Des bouteilles videsEt une araignée tissant dans un coinDe ses fils une géométrieUn poèmeComme une épitaphe-3-Son enfant – au visage – angéliqueEst resté jouant avec ses longuesmèchesRacontant aux enfantsDu quartier que son pèreétait mort- soudain -Et avait disparu dans les ténèbres de l’absence Driss AllouchPOEMES MAROCAINSEcrits par Driss ALLOUCHLA MORT DU MECANICIEN