Moussem d'Asilah
Dilalogue des civilisations
Rythme à l'enfnance
Expo / Fraouk Housny

 

Situation - Plan
Histoire d'Asilah
Photos anciennes
Visite guidée
Palais de Rayssouni
Jardins I Plages
Annonces
Hôtels I Restaurants I Campings
  Artistes Zailachis
Adresses Web des Zailachis
Annonces
Association bayt Etefl
Zaîlachis de l'étranger
Club des Etudiants d'Asilah
  Chabab El Assili
  Forum français
  Forum espagnol
  Forum anglais
  Chat
  Poésie I être artiste
  Atelier des Enfants
  Envoyez vos textes
  D. Allouche I M. Akhrif I A. Bakkali I
  A. Jbari I M. Zeyane
  Ecrivains, envoyez vos oeuvres ici
 

vous êtes le

FreeCompteur.com

ème visiteu

 

zaîla.com Le site Web des Zaîlachis

Accueil | Edito| Restaurants| Hôtels | Campings | festival d'Asilah | Histoire d'Asilah | WebMaster
 
          Festival d'Asilah
          Ville d'Asilah
          Arts et Cultures
          Entre Zaîlachis
          Chat - Temps réel
          Espace Forum
          A vos stylos
          Ecrivains Zaîlachis
          WebMaster
 
aa61_zaila.gif

Le Palais de Raissouni Photos prises de l'intérieur du Palais de Raissouni. Un monde architectural tout à fait séduisant/ Visite

Mots sans paroles

ABDESLAM CH OUIAKH

Artiste Plasticien

Le Mois Du Maroc
Jardin d'Acclimatation/ Paris
ABDESLAM CH OUIAKH
Artistes Zailachis

Couchers du soleil

Associacion Bayt Atefl
Ammi Ali Lgnaoui
Una práctica experimental basada en varias reflexiones relativas a distintos campos científicos y literarios
"PROX, ART-E"

 

Page1
Page2 Page3 Page4  
Page5 - Page6

Festival Culturel d'Asilah

Moussem culturel d'Assilah, un hymne à l'enfance
(8/8/2003)
La 25e édition du Moussem Culturel International d'Assilah rend un hommage particulier à l'enfant, à travers des ateliers et des contributions aux fresques qui agrémentent les murs de la petite ville du littoral atlantique.

Tenu sous le thème "le masque", l'atelier des peintures d'enfants sera sanctionné par un carnaval prévu les 15 et 17 août, a indiqué à la MAP l'artiste-peintre Younès Kharraz, par ailleurs responsable des Peintures murales. L'implication des enfants dans le volet artistique du moussem a pour objectif de les sensibiliser à l'importance des arts plastiques dans l'esthétique et la propreté de leur ville, a fait savoir M. Kharraz. Décrivant l'ambiance qui règne dans les ateliers des enfants, l'auteur Badr Seaud Al Hassani affirme : "on dirait une tribu formée par des petits anges cherchant à rassasier leur curiosité et à contenter leur soif et appétit d'apprendre et de découvrir". Envahis par la couleur, la peinture, les formes, ces enfants parlent. Leurs langues se délient. Ils regardent, dessinent, cherchent et rêvent, note Badr Al Hassani dans son livre "Les ateliers d'Enfants d'Assilah". L'auteur souligne leur joie de découvrir, de créer et de bouger. Ils s'associent, ils crient, ils chantent. Ils pleurent. En un mot, ils vivent et ils le montrent, dit-il.Ils sont étonnants quand ils posent des questions. Ils connaissent beaucoup de choses auxquelles les adultes ne prêtent pas attention, relève d'emblée B.S. Al Hassani. D'une spontanéité agréablement déroutante, ces enfants s'expriment librement et sans à priori, renchérit-il. Depuis le lancement du festival d'Assilah en 1978, l'accent a été mis sur l'Homme et plus particulièrement l'enfant, sans oublier l'art érigé en ressource précieuse. Le début s'est effectué avec les créations d'artistes marocains en compagnie d'enfants d'Assilah, qui s'étaient mis à peindre leurs travaux sur les murs. Les peintures murales des artistes et des petits peintres en herbe d'Assilah constituaient une première au Maroc. Cette initiative visait à améliorer l'environnement et à sensibiliser les habitants à la propreté de leur ville et à leur milieu de vie. Placé sous le traditionnel signe "Assilah : ville des arts", le 25<sup>e</sup> moussem culturel, qui se poursuivra jusqu'au 20 août, est marqué par la participation de 400 personnes venus des différents coins du monde.

MAP

Ouverture du 25ème moussem culturel international d'Assilah : un rendez-vous anneul prestigieux (8/5/2003)

Le coup d'envoi a été donné dimanche soir à la 25ème édition du Moussem Culturel International d'Assilah et à la 18ème session de l'Université d'été Al Mouâtamid Ibn Abbad.
Intervenant à l'ouverture de cette manifestation, qui se poursuivra jusqu'au 20 août, M. Benaïssa, Secrétaire général de la Fondation du Forum d'Assilah, initiatrice du festival, a indiqué que la présente édition revêt un cachet particulier, du fait qu'elle vient couronner 25 années d'une pratique culturelle ancrée dans la cité, ajoutant que le Moussem constitue l'occasion pour une véritable évaluation de cette expérience et de ses retombées sur les habitants et les infrastructures d'Assilah, ainsi que sur la culture et le tourisme au Maroc.

webmaster@zaila.com

Le ministre de la Culture, M. Mohamed Achâari, a indiqué, de son côté, que cette édition, qui revêt une importance particulière, est l'occasion de passer en revue le parcours du festival, riche de 25 années, et de rendre hommage aux éminentes personnalités qui ont contribué à sa naissance.
M. Achâari a mis en garde contre les risques de l'aliénation et du dérapage, soulignant le rôle de la culture dans la consolidation des principes de la liberté et de la démocratie.
Pour sa part, Mme Aziza Bennani, doyenne de l'Université d'été Al Mouâtamid Ibn Abbad, a relevé que le festival constitue une pépinière de jeunes talents qui se sont illustrés dans les différents domaines de l'Art.
Elle a également souligné le rôle de cette manifestation dans la consolidation du dialogue entre les cultures et les civilisations, à la faveur de la littérature, de la pensée et des beaux-arts.
De son côté, le secrétaire général de l'ONU, M. Kofi Annan, a indiqué dans un message lu en son nom par le directeur de son cabinet, M. Iqbal S. Riza, que le festival culturel d'Assilah est devenu un rendez-vous annuel des plus prestigieux, comme en témoigne la présence d'un grand nombre de personnalités éminentes, venues du monde entier.
L'ouverture du 25ème moussem d'Assilah, à laquelle ont assisté plusieurs personnalités dont l'ancien président colombien Andres Pastrada Arango, plusieurs membres du gouvernement marocain et le wali de la région Tanger-Tétouan, a été marquée par l'inauguration des expositions de l'artiste-peintre Farouk Hosny, ministre égyptien de la Culture, du plasticien marocain Houssein Miloudi, ainsi que d'affiches et de peintures réalisées par des enfants.
Le programme du festival, placé sous le signe "Assilah, ville des Arts", connaît la participation de 400 artistes, journalistes et politiciens. Les organisateurs prévoient des colloques notamment sur "L'Europe, l'Amérique et l'Islam" (04-06 août), "Le patrimoine culturel immatériel: les enjeux, les problématiques et les pratiques" (07-09 août), "La coopération arabo-arabe et les organisations régionales arabes" (10-12 août) et "Le Colloque des Colloques" (18-19 août).
Dans le volet cinéma, une conférence sera organisée sur le thème "la femme et le cinéma dans le monde arabe".
A l'instar des précédentes éditions, des cérémonies de remise du prix Mohammed Zafzaf pour le roman en arabe et du prix Boland Al Haïdari pour la poésie arabe destinés aux jeunes créateurs sont au menu de cette édition qui sera également marquée par des représentations théâtrales et des soirées musicales, animées par des artistes venant d'Iran, d'Egypte, de Tunisie, d'Espagne, du Portugal, d'Italie, d'Autriche, outre des troupes marocaines.
(MAP)

MENARA : Le matin

Mohamed Achâari, ministre de la culture, l’a dit solennellement : «Asilah, c’est une école». Il ne pouvait mieux traduire ce sentiment trouble qui nous saisit lorsqu’on se rappelle que le Festival d’Asilah, lancé depuis une semaine mais qui a ouvert dimanche sa traditionnelle et célèbre université d’été, est tout de même le premier de tous. Il est le pionnier et déjà, il a l’âge de maturité et de raison qui lui confèrent une pérennité.Vingt-cinq ans, ce n’est pas rien, un demi siècle de confrontation d’idées où pendant chaque saison, des poètes, des artistes, des penseurs et des grands responsables politiques se sont rencontrés, débridés et décontractés pour débattre.

Asilah,en 1978, pour ceux qui s’en rappellent encore, était un tout petit point de la mappemonde. En moins de trois à quatre ans, elle était devenue une sorte d’Agora, un confluent incontournable où atterrissaient qui, venu du Brésil ou du Mexique, qui d’Afrique Noire et du Moyen-Orient,de l’Europe et des Etats-Unis, le gotha des intellectuels. Sur la rive atlantique, mais non loin de la Méditerranée, brassant allègrement deux univers, Asilah n’a plus cessé de symboliser le dialogue culturel, la conjonction entre les espaces et les hommes. Un pilier de cette évolution : l’Association culturelle Al Mouhit, première dans l’Histoire du Royaume, devenue plus tard Fondation du Forum d’Assilah. On lui doit des centaines de séminaires, de rencontres, d’ateliers. On n’oublie pas - tant s’en faut - son rôle de vecteur dans l’épanouissement des échanges nord-sud à un moment où le dialogue qui portera officiellement le même nom, en était à ses premiers balbutiements. On le doit aussi à un Mohamed Benaïssa, aujourd’hui ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, mais qui fut l’initiateur d’Asilah, le messager solitaire et obstiné d’une cause, la culture universaliste, le pionnier d’une aventure, l’incarnation rédhibitoire enfin du débat contradictoire parce que les invités, croisés sur l’esplanade blanchie de la petite cité atlantique, se sont fait aussi les acteurs de la créativité et d’une traversée culturelle qui ne s’arrête point. Qu’il eût réalisé la dimension de la culture dès cette époque gagnée par la tourmente n’explique pas à lui seul le succès du festival. Infatigable, débordant chaque saison d’idées et de propositions, fidèle à son optimisme historique, fût-il ministre ou ambassadeur sur l’autre rive de l’Atlantique, Mohamed Benaïssa n’avait de cesse d’innover, de faire rallier à ses idées le plus grand nombre de participants, le cercle le plus large d’opinions. Tant et si bien que, le mois d’août venu chaque année, les regards se portent spontanément vers la cité mythique.
Car, d’année en année et de proche en proche, Asilah n’était plus le petit point qu’un jeune député dénommé Mohamed Benaïssa fit découvrir, mais elle s’est transformée en laboratoire. Intellectuels arabes, hispaniques, latino-américains, américains, africains et asiatiques avaient fini par s’y rencontrer, croisant leurs concepts et élevant le débat avec une gravité qui sied à certains amphithéâtres. Marxistes, libéraux, tiers-mondistes, musulmans, juifs, chrétiens, orthodoxes, ils y allaient, ils y vont de leur argumentaire et dans la grande salle des colloques, aménagée pour ce faire, ils troquent leur costume officiel de ministres, d’avocats, de présidents même contre la bure de l’avocat d’idées...Foisonnement d’idées et de concepts, surgissement ensuite de talents, remarquable continuité dans le temps et dans l’espace, Asilah est au Maroc d’aujourd’hui ce que l’aube est la journée, une fraîcheur matinale, le bourgeonnement philosophique d’une ère où, épuisées et reléguées au Musée de l’histoire, les vieilles idéologies n’ont aucune prise sur l’homme. Les vingt-cinq ans d’existence que fête à présent le Festival d’Asilah nous rappellent, et Mohamed Benaïssa tout à sa vision le souligne, la marque essentielle qui lui est consubstantielle, à l’image du Maroc que nous défendons : celle d’une terre de rencontre, de tolérance et d’ouverture.C’est feu S.M. Hassan II qui, prophète prémonitoire, disait qu’il fallait «laisser Assilah ouverte comme un coin dans le jardin de Hyde Park à Londres» ! L’ouverture ! Voilà en effet une formidable nature qui nous interpelle encore avec force.C’est peu dire aussi que de l’ouverture,le Festival d’Asilah n’a jamais cessé de faire non pas son slogan fétiche - ce qui réduirait sa vocation à une valeur marchande - mais sa raison d’être, son itinéraire patrimonial et historique. Car, l’Histoire le montre,Asilah est le symbole de l’ancrage de l’universalisme et les Portugais, les Espagnols en conviendraient volontiers. Nous fêtons à présent les noces d’argent d’un Festival qui nous renvoie l’image de nous-mêmes d’abord. Il a l’âge du Maroc des défis, celui du passage d’une époque à l’autre aussi. Au principe même d’une manifestation qui a dressé la culture au sommet de l’Olympe, il y a la préoccupation toute simple et pourtant jamais entièrement saisie,celle de l’Homme et ses espérances universalistes. Elle nous renvoie au discours que S.M. le Roi Mohammed VI a prononcé, le 20 décembre 2002 à Paris à l’occasion de l’inauguration de la Place Mohammed V et où il précisait que «les tentations d’exclusion, de l’ostracisme religieux et culturel et les dérives de l’intolérance et des extrémistes occupent trop d’espace dans les agendas internationaux avec leurs drames sanglants et leur cortège d’ignorance et d’idées reçues. Les Marocains le savent bien, eux qui refusent la fatalité du repli identitaire et de la confrontation, eux qui unanimement, privilégient la rencontre avec l’Autre. On peut être, comme le Maroc, une nation fière de l’unicité de son identité aux affluents pluriels, bien ancrés dans sa foi musulmane et rester ce pays qui n’entend rien céder de son enracinement millénaire dans la culture du dialogue et du partage avec l’Autre».